POURQUOI NOUS NOUS INTÉRESSONS À L’ENTREPRENEURIAT ?

a - Le niveau de chômage chez les jeunes au GABON

 

Tableau 1 - Taux de chômage (BIT) par sexe et par âge

 

10-14 ans

15-24 ans

25 -59 ans

60 ans et plus

Total

Hommes

12,5

30,8

12,4

9,1

14,4

Femmes

52

41,9

27,9

0

28,6

Total

25,8

35,8

18,8

4,7

20,4

Source : ENEC 2010, DGRH-DGS

 

 

 

 

 

 

 

 

Le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 reste donc relative­ment élevé au Gabon. Il se situe, selon les derniers chiffres de l’ENEC et au sens du BIT, autour de 35%. Le taux de chômage global lui s’élève à 20,4%

 

Tableau 2 - Taux de chômage (Elargi) par sexe et par âge

 

 

10-14 ans

15-24 ans

25 -59 ans

60 ans et plus

Total

Hommes

12,5

30,8

12,4

9,1

14,4

Femmes

52

41,9

27,9

0

28,6

Total

25,8

35,8

18,8

4,7

20,4

Source : ENEC 2010, DGRH-DGS

 

 

 

 

 

 

 

 

Le taux de chômage élargi, lui se situe à 27,7%. On constate ainsi un écart de près de 7 points avec le taux de chômage au sens du BIT. Celui des jeunes de 15-24 ans lui passe à 47,1%.

 

 

b. Les difficultés liées à la création d’entreprise

 

• Une inefficience des programmes d’aide à la création ;

Plusieurs programmes d’aides et au financement de projets de création d’entreprise ont été mis en place dans le passé par le Gouvernement (Fodex, Promogabon, ….) dans le but d’inciter les jeunes promoteurs à monter des petits projets et à devenir autonome. Malgré ces programmes aussi ambitieux et nova­teurs, aucun effet ne s’est fait ressentir concrètement sur le terrain.

• Difficultés d’accès au crédit ;

L’accès aux crédits demeure l’une des principales barrières au financement de projets. Les banques sont frileuses et ré­ticentes vis-à-vis de nouvelles entreprises en général et, en particulier vis-à-vis de jeunes promoteurs qu’ils exigent des garanties solides que les promoteurs ne peuvent fournir (ex : garanties immobilières, placements financiers, …).

 

• Le manque de compétence des créateurs d’entreprise ;

L’expérience a montré que la majorité des jeunes qui désirent se lancer dans la création d’entreprise, n’ont pas toujours de compétences en management de projets, en gestion des en­treprises, en leadership, en comptabilité, en fiscalité, ….Deve­nir chef d’entreprise ne s’improvise pas, il y a certaines qualités et compétences à avoir avant de se lancer. C’est le manque de compétence et d’expérience qui est la principale cause de faillite de nombreuses entreprises.

 

• Le déficit d’accès à la formation entrepreneuriale ;

Au Gabon, d’une manière générale, très peu d’écoles secon­daires et même d’enseignement supérieurs proposent des formations en entrepreneuriat. Aussi, les jeunes ne sont pas familiarisés avec les notions de création d’entreprise. De plus, le système éducatif tend à former les gens de lettres plutôt que des techniciens. Il y a par exemple plus de bacheliers de série A que des bacheliers des séries E et F. Cette situation ex­plique les difficultés d’intégration des jeunes dans le monde du travail.

 

• Absence de réseau d’entrepreneurs gabonais ;

Aucun secteur n’est véritablement aux mains des gabonais. Aujourd’hui, le petit commerce est dominé par les maliens et sénégalais, la vente des produits vivriers par les camerou­naises, les pièces détachées pour véhicules par les nigérians, le commerce de gros par les libanais, l’industrie par les fran­çais, l’exploitation forestière par les européens et asiatiques. Et même les rares entrepreneurs gabonais que nous comptons ne disposent pas de cadre de rencontre et d’échanges comme c’est le cas au Cameroun par exemple.